La gestion des ressources naturelles de la Terre, ou le plus grand crédit de l’Homo Sapiens. - Publications de Mme Wörler - Therapiezentrum Cabinet Wörler

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La gestion des ressources naturelles de la Terre, ou le plus grand crédit de l’Homo Sapiens.

Herausgegeben von Wörler Violette / Siderov Ognyan in Environnement · 22/9/2011 08:42:23

Aujourd’hui on parle beaucoup du fait que sur un plan financier, les différents États vivent à crédit au dessus de leurs moyens ou qu’à plus petite échelle ce sont les ménages qui font ainsi. Mais ce qu’on réalise beaucoup moins c’est que c’est la société humaine toute entière qui aujourd’hui vit à crédit, non pas sur un plan financier, mais sur un plan matériel.

Un constat dénigré, renié, ignoré : l’argent en 2021, l’or en 2025, l’étain en 2028, le plomb en 2030, le cuivre en 2039, l’uranium en 2040, le nickel en 2048, le pétrole en 2050 etc... toutes ces ressources couramment extraites et utilisées par l’humanité de nos jours sont amenées à disparaître au rythme de notre consommation actuelle. Il est estimé également qu’en 2030, et si notre société poursuit son évolution sur la voie d’aujourd’hui, il faudra l’équivalent de deux fois la Terre pour satisfaire tous les besoins de notre surconsommation.  Bien sûr il est à noter que toutes ces données ne sont qu’estimations basées sur les réserves connues au jour d’aujourd’hui, divisées par la quantité extraite chaque année. Ainsi il se pourrait qu’il y ai d’autres gisements encore non découverts qui rallongeraient éventuellement ce délai... tout comme il se pourrait que dans les décennies à venir nos « besoins » pour ces ressources triplent et que nous les épuisions bien avant ces dates.

Parmi toutes les ressources menacées, la plus importante de toutes : l’eau potable. Oui, nos ressources en eau potable sont aujourd’hui menacées, non pas par une pénurie définitive comme les minéraux ou les métaux mais par une raréfaction augmentant chaque année dans le monde. Dans beaucoup pays, cette raréfaction provoquant des sécheresses, ces sécheresses provoquant à leur tour des crises alimentaires et enfin ces crises alimentaires provoquant des famines, on peut en parler comme étant la catastrophe faisant le plus de victimes dans le monde, catastrophe entièrement provoquée par notre activité.

Cette raréfaction est notamment provoquée par deux éléments, d’une part l’utilisation excessive de l’eau dans notre production quelle qu’elle soit, par exemple il est estimé que la consommation d’eau moyenne d’une personne lambda est de 2000 litres par jour, 2 directement consommés et 2000 autres ayant été nécessaires dans le traitement de ses produits alimentaires avant l’achat. Quelques autres exemples étant : 10 litres d’eau nécessaires pour une feuille de papier A4, 2700 litres d’eau pour un T-Shirt en coton, 140 litres d’eau pour une tasse à café etc... Ensuite, de part la gestion actuellement déplorable de nos déchets, une partie des nappes phréatiques se retrouvent empoisonnées directement dans les sous sols, nécessitant par conséquent des traitements supplémentaires avant usage, traitements qui eux même nécessitent des machines, des produits etc... augmentant inutilement la consommation d’eau pour... pouvoir utiliser nettoyer et utiliser cette eau... .Et n’oublions pas les ravages dans le milieu naturel causés par cette pollution.

Bien entendu, la surface de notre globe étant composée de 71% d’eau, on a naïvement tendance à penser qu’on ne pourra jamais en manquer. Seulement pour utiliser de l’eau salée il faut la traiter, la dessaler et la transporter. Tout cela aura un coût, financier comme matériel. Ainsi si nous ne risquons pas de manquer d’eau, dans certaines régions tout du moins, elle est appelée à devenir de plus en plus chère et rare dans d’autres.

Outre le problème majeur des pénuries d’eau, il y a un autre élément alarmant qui est à prendre en compte. Il s’agit de nos métaux, qu’aujourd’hui nous ne recyclons encore que trop peu, et qui sont de plus en plus demandés dans toutes les domaines agricoles, industriels ou technologiques. Qu’il s’agisse des métaux semi précieux ou précieux, indispensables en électronique ou encore les métaux plus classiques nécessaires pour tout ce qui est mécanique et électrique ; nous sommes également appelés à en manquer. En d’autres termes, c’est notre technologie elle même qui risque d’être menacée avec le temps par manque de matières premières.

Si les pièces ou composants usés étaient davantage recyclés et si notre matériel était conçu pour durer plus longtemps (ex : la durée de vie d’un ordinateur il y a 10 ans était de 6 ans en moyenne, contre 2 ans aujourd’hui) alors ces échéances pourraient être pour le moins repoussées, si ce n’est supprimées à condition que nous soyons un jour capables de récupérer tout le métal contenu dans un composant ou une pièce usée, pour le réutiliser.

Malheureusement aujourd’hui on en est loin et la tendance vas plutôt dans le sens inverse : les composants d’aujourd’hui sont fait pour durer de moins en moins longtemps afin d’inciter les usagers à en racheter de nouveaux plus régulièrement, société de consommation oblige, et la majorité de ces pièces vont tout droit à l’incinérateur ou sont enfouis.

Par conséquent, on peut en conclure que dans les décennies à venir, le « crédit matériel » que nous développons sans « rembourser » suffisamment via le recyclage ou la préservation de nos ressources, est amené à plonger toute notre société dans une « crise de la dette » sur un plan matériel, sans précédents et avec des solutions restreintes, vu la quantité de matériaux recyclables que nous aurons enfouis ou incinérés d’ici la... si tout du moins nous ne nous hâtons pas de changer la tendance.

C’est maintenant qu’il est temps d’agir.





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